Rien de mieux qu'un instrument venu d'ailleurs pour ajouter un peu de piment à un morceau et sortir temporairement de sa zone de confort.
Aujourd'hui, nous allons parler de sept artistes qui, en allant explorer d'autres contrées, ont déclenché chez leurs fans ce fameux : « Whoa, c'est quoi ça ? »
Le celesta de Buddy Holly sur « Everyday »

Commençons avec un bon vieux classique des années 50. Le morceau « Everyday » de Buddy Holly est une véritable invitation au voyage qui, grâce à l'utilisation du celesta, caractérise à la fois la musique rock de l'époque et la propre personnalité de son interprète.
Petit piano droit en apparence, le celesta possède un clavier qui actionne des marteaux frappant à leur tour plusieurs petites lames métalliques.Il est surtout connu pour être à l’origine de la mélodie du morceau « Danse de la Fée Dragée » dans Casse-Noisette, et son utilisation dans ce classique de Buddy Holly marque son entrée au sein de la musique populaire.
Le marimba de The Rolling Stones sur « Under My Thumb »
Connu du grand public aujourd'hui, le marimba est même devenu un réglage par défaut sur la plupart des claviers pour débutants. Mais c'était loin d'être le cas dans les années 60. Enfin, jusqu’à l’arrivée de The Rolling Stones.
Jouée par le regretté Brian Jones, la mélodie boisée de l'un des plus grands tubes de l'un des plus grands groupes de rock a permis à cet instrument de se faire connaître auprès des artistes et des fans de musique pop.
Le cuica de Paul Simon sur « Me and Julio Down by the Schoolyard »

À cette époque,Paul Simon était avant tout connu comme auteur-compositeur de talent et guitariste acoustique. Mais lorsque les gens ont entendu le hurlement du cuica (qui ressemblait beaucoup au cri d’un singe) sur « Me and Julio Down by the Schoolyard » de 1972, leur regard a changé.
Le son produit par cette percussion brésilienne est obtenu en jouant directement sur la peau en modifiant sa tension. Originaire d'Amérique centrale et d'Amérique du Sud, le cuica a marqué le début d’une grande histoire d’'amour entre Paul Simon et les instruments exotiques.
Le Glass Harmonica de Tom Waits sur « Rainbirds »
L'homme qui utilise des tabourets en métal en guise d’instrument est le prochain sur cette liste. Tom Waits a toujours été considéré comme un personnage énigmatique, cherchant continuellement à utiliser de nouveaux instruments et de nouvelles techniques de composition tout au long de sa carrière et dont l'album Swordfishtrombonesen est particulièrement représentatif.
L'un des instruments les plus intrigants de l'album (il y en a plusieurs) est le glass harmonica. Inventé par Ben Franklin, cette création inédite consiste en une série de bols en verre, gradués et rotatifs qui produisent un son éthéré lorsqu’ils sont joués.

La scie musicale du groupe Neutral Milk Hotel sur « In the Aeroplane Over the Sea »
Figure emblématique du rock indépendant des années 90, Neutral Milk Hotel a ravivé l'intérêt pour le folk auprès du public, grâce à un style décalé ne s'intégrant dans aucun autre genre musical de l'époque. Leur titre « In the Aeroplane Over the Sea » est une odyssée de sons et d'instruments, où la scie musicale joue l'un des premiers rôles.
Puisant ses origines dans la créativité des musiciens des Appalaches au début des années 1800, la scie musicale offre une présence chantante lorsqu’elle est jouée à l'archet.
La vielle à roue d’Arcade Fire sur « Keep the Car Running »

Quand il n'est pas en train de jouer au basket ou de passer des disques, Win Butler se consacre à son groupe, Arcade Fire . Celui-ci possède un arsenal d'instruments impressionnant, dont cette fameuse vielle à roue.
Utilisée sur le titre « Keep the Car Running » de l’album Neon Bible, la vielle à roue donne l'impression que quelqu'un a écrasé un violon et un clavier l’un contre l’autre. Jouée en tournant une manivelle et en appuyant sur des touches, le son qui en résulte ressemble à celui d’une cornemuse… à cordes ?
La harpe pendulaire à gravité de Björk sur « Solstice »
Björk est certainement l'une des artistes les plus aventureuses de cette liste. D’ailleurs, l' islandaise a un tel appétit pour les sons étranges qu’elle en vient à fabriquer ses propres instruments.
Conçue avec l’aide d’Andy Cavatorta, diplômé du MIT, la harpe pendulaire à gravité est composée de quatre pendules à 11 cordes et utilise leur mouvement naturel ainsi qu'un logiciel pour déterminer les notes.
Vous pensez à d’autres exemples ? Faites-le nous savoir dans les commentaires.