Créée par Patrice Vigier, la marque française qui porte son nom voit le jour en 1980. Dès le départ Vigier propose une guitare fretless dans sa gamme. C’est d’ailleurs au salon de Paris 1980 que la marque présente la série Arpège composée d’une guitare frettée, d’une guitare fretless, d’une basse frettée et de sa sœur en version fretless. À cette même époque, Vigier propose des préamplis actifs offrant un EQ complexe permettant de véritablement sculpter le son de ses instruments.
Même si l’instrument à cordes sans frettes est vieux comme le monde, la version six cordes électrifiée est plutôt un oiseau rare. Lorsque Frank Zappa cherche une fretless dans les années 70, c’est vers un luthier qu’il doit se tourner pour faire customiser une Stratocaster et lui retirer ses frettes. Seul moyen à l’époque de s’équiper d’une fretless.
En dix-sept an, Vigier ne vend qu’une seule guitare fretless. Le client ? Arto Soukiassian, un joaillier qui réalisera l’Excalibur Surfreter anniversaire de la marque en 2000.
La Vigier Surfreter
C’est en 1992 que Vigier décide d’intégrer de nouveau un modèle fretless à sa gamme Excalibur. La guitare prendra bientôt le nom de Surfreter. Celle-ci rencontre bientôt le succès avec Ron Thal qui prouve que la guitare fretless peut trouver sa place dans de nombreux registres.
Plusieurs marques se penchent alors sur la fretless, Ibanez, Godin ou encore Fernandes.
En près de trente ans d’existence, la Surfreter a su s’imposer comme le modèle historique de la guitare électrique fretless et connaît un regain d’intérêt dans le milieu des guitaristes en quête de nouveautés.